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Le journal de la communauté universitaire ÉDITION DU 26 JANVIER 2012
Volume 47, numéro 18
 

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Quartier de South Waterfront, Portland, en Oregon

Leçons d'architecture

Tout n’est peut-être pas nouveau sur la Côte Ouest, mais on peut s’en inspirer dans une perspective de développement durable

Par Renée Larochelle

Depuis dix ans, les dirigeants de la ville de Portland, en Oregon, travaillent à rendre leur cité encore plus verte. À cet effet, la moitié des terrains du centre-ville a été convertie en espaces piétonniers ou en jardins publics. Les boisés qui abritent des oiseaux sont intouchables, question de respecter la nature. Portland compte aussi des immeubles de bureaux et d’appartements dont le toit est équipé de miniéoliennes alimentant en énergie les ascenseurs. Ayant son tramway depuis 2001 et dotée de bornes de recharge pour les voitures électriques, la ville est aussi le paradis des cyclistes, avec 510 km de pistes cyclables jalonnées de kiosques de réparation. Les patineurs ne sont pas en reste avec de nombreuses voies qui leur sont réservées. 

«Il y a beaucoup de leçons d’architecture et de mode de vie à tirer d’une ville comme Portland, dit Jérôme Laferrière, étudiant à la maîtrise en architecture qui présentait récemment les résultats d’un voyage d’études effectué l’été dernier dans le Nord-Ouest Pacifique. Récipiendaire de la bourse Innovation 2011 remise par la Ville de Québec pour la relève en architecture, Jérôme Laferrière est revenu la tête remplie d’images de ce séjour durant lequel il a visité des grandes villes comme Vancouver, et des plus petites comme Eugene, en Oregon. Il a d’ailleurs ressenti un véritable coup de cœur pour cette ville universitaire de quelque 150 000 habitants, surnommée «la cité émeraude». «Eugene n’est pas une ville parfaite, mais elle possède un petit côté anarchique très sympathique, souligne-t-il. Par exemple, l’entretien des pelouses laisse un peu à désirer et de vieux motels des années 1960 attendent toujours d’être rénovés. Il y a plus de vélos que d’autos, et beaucoup de pépinières et de roseraies.» 

Un joyau incomparable

À Vancouver, Jérôme Laferrière a été impressionné par des tours d’appartements en dessous desquelles logeaient un cinéma et des maisons en rangée. À Berkeley, il a été ébloui par les «vélos boulevards» où la signalisation routière indique en minutes le temps moyen qu’il faut pour arriver à telle ou telle destination et où des pistes cyclables contournent les buttes afin de faciliter la tâche aux cyclistes. Si la ville idéale n’existe pas, beaucoup s’en rapprochent, selon le futur architecte. À cet égard, croit-il, Québec a indéniablement des avantages lui permettant de devenir une ville durable notamment en raison de son grand potentiel cyclable. Sans compter son réseau de parcs urbains pourvus d’un design de grande qualité comme la rivière Saint-Charles, la baie de Beauport, les plaines d’Abraham, le jardin Saint-Roch et, surtout, la promenade Samuel-de-Champlain, un joyau incomparable, à son avis.



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